[Livres] La tour sombre (Stephen King)

La Tour Sombre.

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Publication originales : 1982 à 2012.
Publications françaises : 1991 à 2012

Origines de l’œuvre.

La tour sombre est l’œuvre suivie de Stephen King le célèbre romancier américain de l’horreur et du fantastique. Stephen King a débuté la rédaction du premier tome lorsqu’il était encore étudiant. Les volumes se sont étoffés et succédés jusqu’en 2004 où le volume 7, le dernier, a été publié. En 2012, apparait le volume 8, La Clé des Vents. Nous en reparlerons ultérieurement.

Alors, d’où vient l’inspiration de Stephen King ?

L’auteur cite “Childe Roland” (le chevalier Roland ou l’écuyer Roland) de Robert Browning qu’il a étudié à l’université 18 mois plus tôt. Ce poème assez long est joint intégralement dans les annexes du volume 7. Pour vous mettre dans l’ambiance, voici les six premiers vers de la traduction française de cette œuvre de Browning datant de 1855.

Je pensais, il a menti en chaque mot,
L’hideux infirme, de son œil qu’il disait voilé par le songe
De biais contemplait l’effet de ses mensonges
Sur moi, et sa bouche incapable de masquer les cahots
De sa liesse, qui secouait et tordait son corps bot
Devant l’agonie de la victime que la mort ronge

 On passe directement à la partie XXXI du poème :

« Et au centre, quoi d’autre que la Tour unique ?
Tourelle ronde et trapue, aussi aveugle que le cœur de l’idiot ahuri,
Bâtie de pierre brune, et sans jumelle dressée à côté, seule surgie,
Seule au monde de son espèce. Ainsi l’elfe moqueur de la tempête fatidique
Désigne au capitaine l’obstacle invisible, l’écueil dramatique
Sur lequel il viendra déchirer son navire, au premier soubresaut ressenti
.

 Et puis la fin :

« Tous, debout là, alignés le long des collines réunis,
Pour me voir avant le grand départ, cadre vivant et plein d’espoir
D’un ultime tableau ! Sur une feuille en flammes dans le soir
Je les vis, tous je les reconnus. Et c’est alors qu’en un geste infini
Intrépide je portais à mes lèvres mon cor béni
Et sonnai. « Le chevalier Roland s’en vint à la Tour Noire ».
 »

Ce poème montre un monde étrange, lugubre, médiéval mais aussi héroïque. C’est en cela qu’il a induit l’univers de l’œuvre de Stephen King. On ne retrouvera pas de Shining, pas de tomiknockers, pas de Carrie, de Cujo…

On retrouvera plus l’univers du Talisman que King a coécrit avec Peter Straub. Je vous conseille de le lire et de vous diriger également vers sa suite, un peu en retrait mais tout de même plaisante “Territoires“.

Peinture.

On notera aussi l’existence d’une peinture que vous devez bien voir en podcast, qui a également pu inspirer Stephen King. Vous pourrez la retrouver sur l’article du blog de cet épisode ou sur mon blog perso (livetile.fr/irslo)… ou sur la Wikipedia (où je l’ai trouvée).

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Childe Roland to the Dark Tower Came. Thomas Moran, 1859

Le pitch ?

Un jour où le déclic vint, Stephen King posa les premiers mots de sa fresque littéraire : “L’homme en noir fuyait à travers le désert et le Pistolero le poursuivait.” C’est ainsi que Roland, LE pistolero, venait de s’incarner pour une longue, très longue, existence.

La Tour Sombre est l’épopée de Roland de Gilead, Roland Deschain, dernier Pistolero d’un monde qui part à vau l’eau. Un mode qui dégénère. Il est le dernier représentant d’un ordre qui fut respecté et admiré : les Pistoleros, fidèles et droits représentants de la justice d’un monde.

Au cours de ces sept volumes, Roland poursuivra sa voie, fidèle à des principes. Il a une morale très personnelle avec de grands principes sur lesquels il pourrait être intransigeant. Il y aura quelques héros qui ne seront pas tout à fait blancs, mais dans la nuance… Il va rencontrer une multitude de personnages appartenant à son monde en décrépitude ou bien déjà faisant partie du monde dégénéré qui l’attend. Il suivra le sentier du rayon et croisera les fils du temps et revivra des péripéties anciennes, du temps où le monde n’avait pas encore changé. Il croisera la route d’un monde encore plus ancien et finira par devoir ouvrir des portes donnant sur des et des quands assez étonnants… Enfin… Vous verrez en le lisant!

Roland devra créer des liens, enseigner, diriger et commander. Il aura des décisions graves et difficiles à prendre.

Au niveau de l’histoire, je n’en dirai pas plus afin de ne pas spoiler! Faites attention au kâ-tet du 19. Mais, vaut aller avoir droit de suivre une épopée fantastique, frôlant la réalité, accrochant la magie, faisant appel au courage à la folie et à la persévérance. C’est en quelque sorte une quête, un voyage initiatique tel un Candide (de Voltaire) grâce auquel chacun pourra évoluer, pourra se découvrir pour lui-même. Ce n’est pas de la philosophie… quoi que parfois… C’est un univers à part entière (ou un ensemble d’univers) qui se crée(nt) de page en page, qui vous emporte(nt), vous entraine(nt) et que vous ne relâcherez qu’à contrecœur.

Le contexte.

Les connaisseurs de Stephen King reconnaitront certains personnages (randall Flag), certaines situations, certains lieux relatifs à d’autres romans. Les univers s’interpénètrent parfois pour quelques rapides rencontres.

Généralement, le tout est bien écrit, tout est cohérent même si parfois vous aurez à relire les précédents volumes (pour l’histoire, je me suis relu l’intégrale à chaque sortie d’un nouveau tome et j’ai dû racheter le premier tome car il était devenu trop abimé…).

Les volumes.

Je vous laisse débuter avec le premier tome (le petit) LE PISTOLERO. Il existe en format poche chez J’ai lu à peu cher.

Pour ma part, j’ai les deux premiers tomes en édition poche. Le troisième en édition France Loisirs (du poche en grand format au prix … Enfin, c’était un cadeau…). En ce qui concerne les tomes 4, 5, 6, 7 et 8 (ou 4 et demi), je me suis fait plaisir en achetant les versions grand format, belle qualité et illustrée couleurs de chez J’ai Lu.

Alors, n’ayez pas peur mais le premier volume doit faire environ 150 pages en version poche. Le tout est plutôt de taille croissante en avançant et on atteint 953 pages pour le volume 7. Une broutille ! Pas plus de 290 pages pour le 4 et demi !

Dans l’ordre d’édition, vous retrouverez :

–          Le pistolero,
–          les trois cartes (l’action commence à s’accélérer),
–          Terres perdues,
–          Magie et cristal,
–          Les loups de la calla,
–          Le chant de Susannah,
–          La tour sombre.
–          Et La clé des vents, qui sera à lire entre Magie et cristal et Les loups de la Calla.

Dérivés et Merchandising.

Les Comics / BD.

Je ne connais pas les versions bande dessinée et les ai découverte à l’occasion de la préparation de l’enregistrement d’un épisode des éclairages de Peremptoire mais elles sont dites ne respectant pas scrupuleusement le scénario de l’octologie. Ma foi, pourquoi pas !

Le premier album en VF chez amazon

Voici le lien wikipedia pour cette version : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tour_sombre_(bande_dessin%C3%A9e)

J’aimerais bien pouvoir jeter une œil à ces BDs pour me faire une idée… voir si mon imagination pourrait recouper celle des auteurs/dessinateurs de ces ouvrages…

Le film :

Un projet d’adaptation cinématographique traine depuis plusieurs années… Au moins depuis 2009. JJ Abrams devait être de la partie, mais bon. Il a dû préférer faire la guerre des étoiles pour Walt Disney…

Une adaptation de cette saga me semble personnellement bien difficile à réaliser sans oblitérer trop de passages. Sans la dénaturer… Je ne sais pas si je serais preneur… Déjà que je n’ai pas aimé l’adaptation cinématographique du seigneur des anneaux…

Le site web français/francophone.

http://www.latoursombre.fr/

Un site web TRES complet, rempli d’informations ! A consulter pour vous faire une idée de l’univers de la Tour Sombre.

Accords possibles.

Pour finir, non pas un pas un accompagnement met et vin mais un duo livre-musique. Je vous conseille le Unplugged de Nirvana avec notamment “The man who sold the world” et “Jesus doesn’t want me for a sunbeam“. Pour ceux qui ne sont pas allergiques à la country, il doit surement y avoir des choses allant bien avec le premier tome. Du Sergio Leone doit aussi pouvoir faire l’affaire!

Bonne lecture !

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